mardi 25 septembre 2007

Suspension de la grève des enseignants "publics et conventionnés"...en attendant le 1er palier de Mbuti, à concrétiser par Gizenga dès octobre !

Source :APAnews
Date de survenance : (24 et) 25 septembre 2007
Date de première publication sur Internet :25 septembre 2007

Texte intégral :
Les enseignants du secteur public suspendent leur mot d’ordre de grève au Katanga.

APA Lubumbashi (RD Congo)
Les enseignants des écoles du secteur public et conventionné ont suspendu le mot d’ordre de grève déclenchée le 3 septembre dernier, au moment de la rentrée scolaire 2007-2008, pour raisons de revendication salariale, a constaté APA.

Les cours ont repris effectivement mardi après une journée d’hésitation lundi.

La suspension de la grève a été décidée le week-end par l’ensemble des syndicats du secteur de l’enseignement à la suite de la promesse du chef de l’Etat de satisfaire le premier pallier de l’accord de Mbuti à partir du mois d’octobre 2007.

Par ailleurs, carte blanche a été donnée aux syndicats par la base de continuer des négociations avec le gouvernement en vue de la suppression des zones salariales en RDC, mais aussi de trouver une solution à l’écart entre les salaires des enseignants de Kinshasa et ceux des provinces.

Les parents des élèves inscrits dans les écoles officielles et ceux du réseau conventionné ont exprimé leur satisfaction suite à la suspension de la grève des enseignants, invitant le gouvernement à respecter la promesse du chef de l’Etat pour le paiement du premier pallier de l’accord de Mbuti.

Un enseignant d’une école du réseau d’enseignement catholique qui a requis l’anonymat, a toutefois indiqué à APA que si le 1ier pallier de l’accord de Mbuti n’est pas appliqué comme promis, la grève reprendra en janvier 2008.

L’accord de Mbuti, signé en février 2004, n’a jamais été appliqué par le gouvernement central de la RDC qui évoque les difficultés de trésorerie.

La décision du gouvernement central de la RDC de supprimer les frais d’intervention ponctuelle (FIP), pris en charge par les parents, un palliatif pour couvrir les besoins de fonctionnement des écoles, n’a pas arrangé les enseignants qui y trouvaient leur compte, faute de bons salaires, rappelle l’enseignant interrogé par APA.

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mardi 18 septembre 2007

Les politiques de RDC et Katanga attirent les investisseurs...que la justice doit sécuriser véritablement, surtout au Katanga !...

Source :Africo Resources, Le Potentiel
Date de survenance :18 septembre 2007
Date de première publication sur Internet :18 septembre 2007

"Texte intégral"...voir article numérisé !

Communiqué de Africo Resources, paru dans le journal de Kinshasa "Le Potentiel", ce 18 septembre 2007.

(commentaire du collecteur)
Ce commmuniqué met les plus hauts responsables politiques nationaux et provinciaux (président de la république, gouverneur du Katanga) face à leurs promesses - qui sont des engagements, vu leur position politique - aux investisseurs potentiels (en particulier, dans le secteur des mines) d'Afrique du sud et d'Australie, qu'ils ont respectivement "démarchés" tout dernièrement...

Les démêlés "(pseudo)judiciaires" d'Africo Resources, connus mondialement, sont exposés sur son site Internet, bilingue anglais-français (www.africoresources.com) et aussi, depuis quelques semaines, sur "La Gazette de Lubumbashi".

Certaines actions sociales d'Africo Resources ou plutôt de Swanmines s.p.r.l. sont exposées aussi sur son site, sur "La Gazette de Lubumbashi" et sur "La Gazette de Kolwezi".

Sawmines s.p.r.l. (75% des actions contrôlés par Africo Resources, 25% appartenant à la Gécamines) exploite le site de cuivre/cobalt "petit mais très riche" de Kalukundi, proche du village de Kisankala.


Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

lundi 17 septembre 2007

Kinshasa : accords RDC-Chine : construction d'infrastructures diverses dans tout le pays,financée par l'octroi de concessions minières au Katanga !...

Source :mediacongo.net, ACP
Date de survenance :17 septembre 2007
Date de première publication sur Internet :18 septembre 2007

Texte intégral :
Protocoles d'accord pour le financement des infrastructures et la construction d'une autoroute au Katanga.

Le ministre d'Etat aux Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR), Pierre Lumbi Okongo et le directeur général du groupement des entreprises chinoises, ont signé ce lundi 17 septembre 2007 au Grand Hôtel Kinshasa 2 protocoles d'accord pour le financement des travaux de construction des infrastructures de base et la construction d'une autoroute reliant la ville de Lubumbashi à Kasumbalesa, évalués à 5 milliards de dollars américains.

Aux termes de l'accord sur la construction et la modernisation des infrastructures, il est convenu entre les 2 parties que la Chine va exploiter les mines congolaises dans la province du Katanga en contre-partie de son apport financier à la RDC.

Cependant, aux termes du 2ième accord, il est décidé de commun accord que la firme CREC va recouvrer son argent par le système de péage pendant un temps selon le modèle " Construire, exploiter et rétrocéder " (BOT).

Les protocoles d'accord signés entre la Chine et la RDC, a indiqué le ministre d'Etat Pierre Lumbi, concernent plusieurs domaines de la vie nationale notamment l'infrastructure, la santé, l'éducation, l'énergie, l'urbanisme et les mines.

Ils visent le développement de la RDC par l'utilisation de ses ressources pour le profit de la population à l'instar des autres pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique qui connaissent un développement remarquable dans leurs pays.

Les 5 milliards de dollars américains de la République populaire de Chine sont investis pour la construction du chemin de fer entre Kinshasa et Ilebo au Kasaï Occidental, la modernisation de la ligne Matadi-Kinshasa et Ilebo-Kananga-Mwene-Ditu et Lubumbashi-Sakania, soit 3.213 Km.

Dans le secteur des routes, il s'agit de la construction d'une autoroute qui reliera Lubumbashi à Kasumbalesa (98 Km) ainsi que de la construction des routes bitumées pour les tronçons routiers ci-après :
Likasi-Kolwezi (176 Km), Lubumbashi-Kasomweno-Kilwa-Pweto (526 Km), Pweto-Moba-Kalemie (433 KM), Kalemie-Fizi-Uvira (435 Km), Uvira-Bukavu (148 Km), Bukavu aéroport-Goma (175 Km), Goma-Beni et Beni-Kasindi (440 Km).

Le secteur routier concerne également les tronçons Beni-Komanda-Bunia (202 Km), Beni-Mambasa-Komanda-Mambasa (202 Km), Mambasa-Niania (226 Km), Niana-Bafwasende -141 Km) et Bafwasende-Kisangani (200 Km) soit un total cumulé de 3.402 Km.

Outre les routes nationales, les protocoles d'accord entre la RDC et la Chine concernent également la voirie des villes des provinces ainsi que la capitale soit 450 Km.

En vue de résorber la carence en institutions hospitalières, la coopération Chine-RDC va s'investir dans la construction de 31 hôpitaux de 150 lits équipés, d'un hôpital au centre-ville de Kinshasa, de 145 centres de santé à 50 lits équipés, de 2 universités et 5.000 logements sociaux pour un coût estimé à 6.500.000.000 $US.

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Le Général Major Padiri Mulenda, commandant de la 6ème région militaire (soit le Katanga) ordonne aux FARDC de quitter les exploitations minières !

Source : APAnews
Date de survenance : 17 septembre 2007
Date de première publication sur Internet : 18 septembre 2007

Texte intégral :
Les FARDC invités à quitter les sites d’exploitation minière au Katanga.


APA Lubumbashi (RDCongo)
Le Général Major Padiri Mulenda, commandant de la 6ème région militaire, correspondant à la province administrative du Katanga, a intimé l’ordre aux officiers et militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de quitter sans délai les carrières et autres sites d’exploitation minières de la province du Katanga sous peine de sanctions très sévères.

A l’occasion d’une prise d’armes, ce lundi, au terrain de parade militaire du camp Vangu à Lubumbashi, le général Mulenda a annoncé que des patrouilles seront désormais organisées par les services spécialisés de l’armée dans les carrières et mines pour mettre la main sur les éléments des FARDC qui ont élu domicile sur ces sites pour des raisons diverses.

il a motivé sa décision par le fait que la mission du maintien de l’ordre public, de la sécurisation des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national est dévolue à la Police nationale et non aux unités combattantes des FARDC, qui elles, s’occupent de la défense de l’intégrité territoriale.

Depuis quelques mois, des éléments des FARDC bien armés sont au service des exploitants miniers qui leur offrent d’importantes primes pour assurer leur sécurité et celle de leurs activités au Katanga.

Cette situation s’explique par le fait que les carrières d’exploitation minière sont souvent le théâtre de bagarres rangées entre des groupes d’individus se disputant les filons les plus riches en hétérogénite.

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Katanga (tout entier ?...) : la CEI récupère les cartes d'électeurs égarées par leurs propriétaires...pour éviter de faire des duplicata !

Source :Radio Okapi
Date de survenance :17 septembre 2007
Date de première publication sur Internet :17 septembre 2007

Texte intégral :
Lubumbashi : la CEI récupère les cartes d'électeurs égarées.

La coordination provinciale de la CEI a lancé ce lundi matin l'opération de récupération des cartes d'électeurs égarées par les propriétaires et qui se retrouvent à différents endroits, a constaté radio okapi.net

Les membres du bureau provincial qu'accompagnent ceux de la section électorale de la Monuc font le tour des certaines maisons telles que celles de transfert d'argent, les banques et même les magasins où on pourrait trouver ces cartes.

La CEI compte identifier les propriétaires et pouvoir leur restituer au lieu de produire des duplicata.

Cette opération se déroule sur toute la province.

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mardi 11 septembre 2007

Empêché de remplir sa mission par des "patriotes" et sans réelle protection des autorités, le PAM réduit ses activités au Katanga...

Source : Afrique en ligne, panapress
Date de survenance : 11 septembre 2007
Date de première publication sur Internet : 11 septembre 2007

Texte intégral :
Le PAM annonce la réduction de ses activités au Katanga.

Kinshasa, RD Congo –

Le bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) en RD Congo, a annoncé la réduction de ses activités dans la province du Katanga, suite à de multiples incidents survenus au cours des dernières semaines dans la région.

Dans un communiqué parvenu mardi à la PANA, l'agence onusienne fait notamment état de la réduction des vivres et autres biens de secours acheminés à travers une flotte inter-agences de 25 camions mise en place pour faciliter la livraison, dans les délais, de l'aide humanitaire aux personnes les plus démunies dans les zones excentrées de la province du Katanga.

Cette décision intervient suite aux multiples incidents survenus au cours des dernières semaines et dont les 2 derniers ont eu lieu sur les parcours Kalemie-Fatuma et Lubambashi-Kalemie.

Les camions transportant des vivres du PAM et du matériel du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) ont été arrêtés à des barrières érigées par des villageois ou des personnes habillées en civil qui prétendaient être des agents des services de renseignements ou de la Police nationale congolaise.

Le passage leur a été interdit sous prétexte que les Nations unies collaboreraient avec le Rwanda contre les intérêts de la RD Congo en leur transportant des armes et des vivres.

Le PAM déplore la persistance et la violence de ces tracasseries malgré les différentes démarches menées auprès des autorités et les informations diffusées à travers les médias sur les activités humanitaires du PAM en général et de la flotte de camions inter-agences en particulier.

Plus de 150 tonnes de vivres et 200 tonnes d'autres produits ont pu être livrés dans les délais dans les localités situées dans le triangle Kalemie-Lubumbashi-Moba au cours des derniers mois, près de 100.000 personnes anciennement déplacées ou réfugiées dans les pays voisins se réinstallent et doivent rebâtir leurs foyers dévastés dans ces zones.

La réussite de leur réintégration dans le système économique congolais dépend pour beaucoup de l'assistance humanitaire.

Pour le PAM, la pleine reprise des activités de la flotte de camions inter-agences ne pourrait être envisagée qu'une fois garantie la sécurité du personnel et du matériel roulant de cette flotte.

Le PAM fournit une aide à près de 100 millions de personnes, dont 61 millions d'enfants, dans plus de 80 pays.


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Beaucoup se penchent sur les contrats miniers conclus depuis 1997...à quand la clarté et l'équité, à quand un Etat responsable, respecté ?...

Source : Le Soft International
Date de survenance : 11(?) septembre 2007,..et avant, et après...
Date de première publication sur Internet :16 septembre 2007

Texte intégral :
En attendant le rapport de revisitation, certains contrats font jaser la place financière.

C’est le compte à rebours.
La commission de revisitation de contrats miniers mise en place en juin par le gouvernement devrait formellement rendre ses conclusions dans un «bref délai».
Son mandat était de 3 mois.

Si ses recommandations ne vont pas dans le sens souhaité par le public, la commission déjà sujette à caution, pourrait être discréditée.
L’Église catholique a fustigé le plus officiellement du monde la multiplicité des contrats miniers concédés aux privés ces dix dernières années - plus de 230 contrats.

Elle a menacé de mettre en place sa propre commission.
Le Forum de la société civile a tout récemment fait quelques recommandations sur la base des enquêtes de certaines ONG à propos de ces mêmes contrats.

Et comme si cela ne suffisait pas, d’autres scandales éclatent au grand jour, comme l’affaire Boss Mining qui aurait rabioté dans le champ de la Gécamines sans le quitus du Cadastre minier.

La Commission a plongé dans 63 dossiers de partenariat, dont 33 pour la seule Gécamines.
La Commission se complaît dans le mutisme, voulant faire sérieux.

Lors de la journée minière à la FIKIN, le 28 août dernier, le ministre des Mines, Martin Kabuelulu, s’est montré optimiste.
Arguant que les travaux de révisitation se déroulaient dans la transparence et que les entreprises concernées étaient associées pour fournir les preuves de validité de leurs contrats.

Pourtant, des voix s’élèvent dans la mouvance de la société civile pour exiger son implication dans ces travaux.

La toute puissante Église catholique, on s’en rappelle, avait pris la tête de la croisade par le biais du président de la CÉNCO, Conférence épiscopale nationale des évêques du Congo, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya.

Qui réclame toujours, chaque fois que l’occasion lui est offerte, l’examen du rapport de la Commission Lutundula sur les conventions et actes de gestion à caractère économique et financier conclues durant les années de guerres sur l’ensemble du territoire national.

L’ARNAQUE.
Jamais les richesses minières de la R-dCongo n’ont été aussi bradées et spoliées, s’accordent à clamer des experts.

«Il devient impératif que les élus du peuple réexaminent les accords du secteur minier en général et ceux de la Gécamines signés depuis 1997 en particulier, afin de redonner à l’Etat congolais les moyens de son action», déclare Kalala Budimbwa.

Cet ingénieur civil des mines était, entre 1982 et 1986, le directeur de l’usine Gécamines de Luilu à Kolwezi, et entre 1990-1991, délégué général adjoint à la Gécamines.

Il est l’auteur d’une récente étude-enquête, rendue publique en septembre 2006, sur 5 dossiers parmi la kyrielle des contrats de cession et de partenariats qu’il juge les plus importants, puisque susceptibles de faire basculer la Gécamines dans le domaine des privés, note-t-il.

Il s’agit de la mine de l’Etoile, les rejets de Kingamiabo Musoni, la concession de Tenke-Fungurume, puis les concessions de la Gécamines cédées à Kinross dans KCC et à Global Entreprise Corporate, GEC.

«Le contrat de cession de la Mine de l’Étoile - avec ses 1.550.884 tonnes de réserves certaines, 567.624 tonnes de cuivre d’une teneur de 3,66% et 99.257 tonnes de cobalt d’une teneur 0,64 % - n’a fait l’objet ni d’un appel d’offre, ni de la valorisation équitable, évalué par traitement hydrométallurgie à Us$ 250 millions», fait comprendre Kalala.

Bien au contraire, la mine de l’Etoile a été cédée à vil prix de Us$ 5 millions à CHEMAF sur base d’un marché de gré à gré en 2004, déplore cet ancien cadre de la Gécamines.

Quant aux rejets de Kingamiambo-Musonoi, ils sont sur un échafaudage labyrinthique des contrats avec des sociétés et filiales écrans.
L’ex-D-ga de la Gécamines indique, en effet, que l’accord initial des partenariats signé, en 1998, avait une répartition des parts de 55 % pour Congo Mineral Developement et 45 % pour la Gécamines.

Après avoir remboursé le capital et intérêt en 5 ans au maximum après le démarrage de la production, la société KMT devrait verser 55% de la valeur partageable ou dividende au partenaire sans justification.

Aussi l’accès aux rejets était-il conditionné par un paiement d’un pas de porte de Us$ 80 millions.

Au mois de mars 2004, le décret 04/020, poursuit Kalala, bouleverse les accords de partenariat signés entre la Gécamines et COMIDE qui se métamorphose en une nouvelle société dénommée ADRASTA.

Et les parts de cette nouvelle entreprise gonflent à hauteur de 82,5% et celles de la Gécamines se rétrécissent de 45 à 17,5%.

Par voie de conséquence,le pas de porte "fond" de Us$ 80 millions à Us$ 15 millions!
«Le déséquilibre est criant entre la valeur du projet et celle qui est acceptée dans les accords », conclut naturellement l’ex-D-ga de la Gécamines.
Qui prédit qu’après une exploitation durant une période de 20 ans, comme convenu, les stocks des rejets de Kingamiambo-Musonoi seront épuisés.

La concession de Tenke-Fungurume contenait 9 millions de tonnes de cuivre et 680.000 tonnes de cobalt, selon une évaluation datant de 1996, année de la conclusion de l’accord initial de partenariat entre la Gécamines et Lundin.

Après une brève période, fait comprendre Kalala dans son étude, Lundin double le tonnage de la concession qui passe respectivement à 18 millions de tonnes de cuivre et 1.500.000 tonnes de cobalt.
«Cette nouvelle situation pose, déjà, à l’Etat congolais le problème de séquestration de ses ressources minières par une entreprise qui n’a pas les moyens de les valoriser sur une période normale de 20 ans», note l’expert.

TENKE-FUNGURUME.
Qui poursuit que, quoique Lundin ait versé, en 1997, à titre de pas de porte, Us$ 50 millions à l’AFDL, l’accord est resté déséquilibré.

Après 1997, Lundin déclare le cas de force majeure qu’il maintient jusqu’en 2005, souligne Kalala.
Le dol paie.
L’accord est revu.
Au détriment de la Gécamines qui n’a plus que 17,5% des parts contre 45% au départ.

Lundin, à l’image des autres sociétés précitées, s’arroge 82,5%.

Même le niveau de production établi à 400.000 tonnes de cuivre par an dégringole à 130.000 tonne/an.
Lecture d’expert : "Même considéré dans le cadre initial des connaissances de la Gécamines, cet état des choses demeure insoutenable au regard de la valeur réelle de la concession de Tenke-Fungurume."

Idem pour les réserves et/ou infrastructures que la Gécamines a engagées dans son association avec Kinross.
Il s’agit de la fameuse mine souterraine de Kamoto, les carrières de Dikiluwe, Mashamba et Musonoi.
Valeur estimée : 91 millions de tonnes de minerais.
Ici encore, point d’appel d’offre.
Tout s’est fait de gré à gré.

«Voilà qui consacre la spoliation pure et simple d’un patrimoine important qui conditionne l’avenir de la Générale des carrières et des mines», souligne l’ancien D-ga de la Gécamines.

L’autre accord dénoncé par Kalala Budimbwa est celui qui a mis, depuis 2004 et pour une période indéterminée, au profit de Global Entreprise Corporate, GEC, les carrières de Kov, Kananga, Tilwezembe (plus de 6 millions de tonnes de cuivre et 485.000 tonnes de cobalt).
Aussi le concentrateur de Kolwezi, les usines de Luilu et de Shituru.
Ici encore, la Gécamines et l’Etat ont vu leurs parts réduites sans explication de 25% à 17,5%.

Pour l’ingénieur Raphaël Mwana Bute, ex-cadre de la Gécamines, «l’Etat congolais est victime du choix opéré en réalité par quelques individus qui ont de manière absolument discrétionnaire, distribué le patrimoine commun».

Ainsi, nombre d’analystes estiment que le parquet aurait dû être associé à la révisitation des contrats miniers en cours pour se saisir de ceux-là qui ont, sciemment, entraîné la Gécamines et l’Etat r-dcongolais dans un marché des dupes.

A la clé, des pots-de-vin ou des actions dans les «mining» qui pullulent et polluent le Katanga.

Les mêmes personnes qui se retrouvent nervis, prête-noms, hommes de paille dans la guerre de contrôle des sites miniers de la Gécamines dont Kamoto.

Jusqu’où n’iront pas CAMEC, NIKANOR, DRC Cooper and Cobalt Project, DCP ?

Le cycle de guerres que subit, depuis 1996, la R-dCongo, particulièrement son pan oriental dit Congo utile, n’a pour visées que le contrôle des richesses minières. Cela ne fait l’ombre d’aucun doute.

En novembre 2003, le Conseil de sécurité de l’ONU indiquait dans un rapport sur la R-dCongo que les guerres de 1996 et 1998 avaient notamment pour brandon la présence de grosses entreprises minières publiques.

Notamment la Gécamines et la MIBA qu’il fallait démembrer sous la direction de la Banque mondiale, peut-on lire dans ce rapport, pour que cela se fasse de manière rigoureuse.

Selon le dernier numéro (Juillet-août 2007) de la revue «Secrets d’histoire» - un supplément de «Jeune Afrique L’Intelligent» dont les exemplaires en photocopie se vendent comme des petits pains à Kinshasa - en 1967, les Belges de «l’Union minière», future Gécamines, effrayés par la perspective de nationalisation des mines du Katanga ont tenté de soudoyer celui-là même qu’ils avaient aidé à prendre le pouvoir 2 ans plutôt.

Larry Devlin, numéro un de la CIA à Léopoldville, avec 3 millions de dollars logés dans un compte en Suisse, tenta de faire revenir le colonel Mobutu sur sa décision.
Ce fut en vain.
Le Léopard s’est montré indomptable.
Mobutu, en 1995, était sur le point de traîner la Belgique devant la Cour de la Haye à propos du fameux contentieux «belgo-zaïrois».
Hélas! Le maréchal n’avait sans doute pas pris la mesure des multinationales.
«La Haye, ça fait combien des divisions ?».

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lundi 10 septembre 2007

Primaires & secondaires : rentrée scolaire boycottée encore et toujours dans les secteurs officiel et catholique...

Source : APAnews
Date de survenance : 10 septembre 2007...et avant, et après...
Date de première publication sur Internet : 10 septembre 2007

Texte intégral :
La rentrée scolaire boycottée pour la 2ième fois au Katanga.

APA-Lubumbashi (RD Congo)

La rentrée scolaire édition 2007-2008, initialement prévue pour le lundi 3 septembre et reprogrammée par le gouvernement pour le lundi 10 septembre 2007, a été boycottée pour la 2ième fois par les enseignants des écoles primaires et secondaires des secteurs officiel et catholique, a constaté APA.

Après que les enseignants de ce secteur ont boudé la semaine dernière la rentrée scolaire, le gouvernement de la RDC a poursuivi des négociations avec les syndicats concernés en proposant le salaire de 35.000 FC (l’équivalent de 70 US$) aux enseignants de Kinshasa et 20.000 FC (l’équivalent de 40 US$) à ceux des provinces et le paiement des arrières de salaires.

Le gouvernement a également dépêché en province des délégués pour le paiement des arriérés de salaire et le paiement des frais de fonctionnement dont le montant varie entre 150.000 et 500.000 FC soit entre 300 et 1.000 US$ destinés à épargner aux parents le paiement des Frais d’Intervention Ponctuelle (FIP).

Un enseignant gréviste a indiqué à APA que leurs revendications portent sur l’application du 1ier pallier du barème de salaires fixé par l’accord de Mbudi soit, 208 $ pour le moins gradé et 2.080 $ pour le plus gradé.
Le 1ier pallier de cet accord prévoit un salaire équivalent à 130 $ pour le moins gradé.

Les appels lancés par voie des ondes par le gouvernement et les responsables de l’enseignement du réseau conventionnel catholique pour la reprise des cours ce lundi 10 septembre n’ont pas été suivis tant à Lubumbashi que dans d’autres villes de la province du Katanga.

Seules les écoles du secteur privé qui ne représentent pas plus de 30 % des effectifs des élèves du Katanga ont ouvert leurs portes le 3 septembre dernier, a t-on constaté.

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dimanche 9 septembre 2007

Interdiction d’installer des bureaux des entreprises minières dans les quartiers résidentiels, expiration d'autorisation (minerais), SNEL & REGIDESO

Source :digitalcongo.net, ACP
Date de survenance :09 (?) septembre 2007
Date de première publication sur Internet :11 septembre 2007

Texte intégral :
Interdiction d’installer des bureaux des entreprises minières dans les quartiers résidentiels au Katanga.

Outre cette interdiction, on va assister bientôt à l’expiration de l’autorisation de l’exploitation des concentrés et que seules les entreprises ayant commencé la construction des usines métallurgiques se verront octroyer un délai supplémentaire.

M. Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga, a invité le week-end, dans la salle de banquet de sa résidence officielle, les opérateurs miniers à accompagner le gouvernement du Katanga en participant activement à la réalisation des 5 chantiers du Chef de l’Etat.

A cette occasion, il a rappelé que les opérateurs miniers de la province avaient pris l’engagement pour apporter leur soutien à la SNEL et à la REGIDESO en vue d’aider les 2 sociétés d’Etat à améliorer leurs services en faveur de la population.
Depuis lors, rien n’a été fait et les différents engagements pris n’ont pas été suivis d’effets.

C’est pourquoi, le gouverneur du Katanga a réuni les opérateurs dans le but d’évaluer leurs engagements.
A ce propos, il a soutenu que le fonds à accorder à la SNEL et à la REGIDESO constitue un prêt.

Le gouverneur du Katanga a, en outre, rappelé aux opérateurs miniers qu’il ne restait que 16 jours pour l’expiration de l’autorisation de l’exploitation des concentrés et que seules les entreprises ayant commencé la construction des usines métallurgiques se verront octroyer un délai supplémentaire.

L’autorité provinciale leur a, par ailleurs, remis en mémoire la mesure interdisant d’ici le mois prochain, l’installation des bureaux des entreprises minières dans les quartiers résidentiels.

Après cette rencontre, les opérateurs miniers du Katanga ont visité la maquette du complexe commercial « Grand Mall Luano » projeté à l’entrée de la ville.

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jeudi 6 septembre 2007

Perth (Australie) : Katumbi vante et "vend" le Katanga aux investisseurs miniers en les rassurant...reste à ASSUMER...

Source : miningsnews.net, un correspondant bénévole "somewhere overseas"
Date de survenance : 06 septembre 2007
Date de première publication sur Internet : 07 septembre 2007

tentative de traduction du texte intégral :
Le Congo est ouvert aux affaires.

La période tumultueuse qui a dominé l'histoire récente de la République démocratique du Congo est finie et ce pays d'Afrique centrale est ouvert pour des affaires.

C'est la vue de Moise Katumbi, le gouverneur nouvellement élu de la province du Katanga, au sud-est de la RDC.

Parlant à Perth ce jeudi 6 septembre à la conférence "Paydirt Africa Downunder 2007", Katumbi a indiqué que les tragédies du pays ont lieu dans le passé et qu'une nouvelle ère est en train de naître.

Se concentrant sur le passé n'encouragera pas l'investissement étranger, en particulier dans les mines, et il a dit que les gens doivent regarder en avant.

Il a dit que les choses changent rapidement et les problèmes occasionnels qui surgiront inévitablement dans une nouvelle démocratie devraient être vus en tant que « bosses dans la route ».

« Si vous allez voir toutes les histoires du pays avant, si les gens pensent à cela ils ne voudront pas investir, » a-t-il dit.

« Aujourd'hui la RDC est une nouvelle démocratie, des élections se sont déroulées cette année (ou plutôt, l'an dernier...) pour élire un nouveau gouvernement, un gouvernement respectable, avec comme président (Joseph) Kabila, qui a été choisi.

Les choses changent.
C'est une nouvelle démocratie.
En UE, quand elle a commencé, il y avait quelques erreurs mais, chaque jour, ils forment de nouvelles démocraties et les gens espèrent ce grand changement. »

Bien que peu de pays aient jamais exploré ce pays, la RDC est considérée détenir des réserves massives de cuivre-cobalt et l'exploitation minière est la clef de de la reconstruction du pays, selon Katumbi.

« Ma province est l'une des provinces les plus riches au monde et nous recherchons des personnes qui viennent et qui investissent, parce que Katanga est toujours vierge, » a-t-il ajouté.

Les conflits ethniques et les luttes pour le pouvoir ont dominé la nation depuis qu'elle a pris son son indépendance par rapport à la Belgique, en 1960.

(In English :
Congo is open for business.

The tumultuous period that has dominated the recent history of the Democratic Republic of Congo is over and the central African country is open for business.

That is the view of Moise Katumbi, the newly elected governor of the DRC's south-eastern province of Katanga.

Speaking in Perth yesterday at the 2007 Paydirt Africa Downunder Conference, Katumbi said the country's tragedies are in the past and it is the dawning of a new era.

Focusing on the past will not encourage foreign investment, particularly in mining, and he said people must look forward.

He said things are changing quickly and the occasional problems that will inevitably arise in a new democracy should be seen as "bumps in the road".

"If you have a look at all of the histories of the country before, if people think about that they won't want to invest," he said.

"Today the DRC is a new democracy, elections were held this year to elect a new government, a respectable government with President (Joseph) Kabila, which was accepted.

"Things are changing. It is a new democracy. In the EU, when it started, there were some mistakes but every day they are forming new democracies and people hope for that big change."

Although few countries have ever explored the country, the DRC is believed to hold massive copper-cobalt reserves and Katumbi said mining was the key to rebuilding the country.

"My province is one of the richest provinces in the world and we are looking for people to come and invest because Katanga is still virgin," he said.

Ethnic conflicts and power struggles have dominated the nation since it secured independence from Belgium in 1960.)
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Note du collecteur :
C'est très bien d'être positif et de vanter les avantages du Katanga voire du Congo dans les pays lointains.
MAIS...
1/je signale à Katumbi que les élections ont eu lieu en 2006 !
2/ je suppose que Katumbi, légaliste et fidèle lecteur de la Constitution, va ASSURER à tous les investisseurs (australiens ou pas) une sécurité juridique, administrative, politique sans faille :
Africo Resources, CAMEC, je ne sais plus quelle société en "joint venture" avec la Gécamine à Kipushi, Chemaf,...seront très heureuses de pouvoir oeuvrer, elles aussi, dans un contexte NORMAL.
Quand cette sécurité juridique, etc. sera-t-elle de mise au Katanga ?
3/ "Le Katanga, terre vierge" ?!...
Sans mentionner l'exploitation minière de 1910 à ces dernières années, toutes sous le contrôle de la Gécamines, il y a déjà, actuellement, plus de 200 sociétés minières au Katanga, de toutes tailles, un peu partout !...

J'en prépare un relevé, depuis peu.

...et où reste donc le fameux site Internet du gouvernement provincial du Katanga, avec toutes les informations et coordonnées annoncées, celles de Katumbi en premier ?!


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